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La
synchronisation
Que
faire et à quel moment ? Une
notion fondamentale qui concerne tous
les acteurs évoluant dans l'univers
de la musique. Celle assistée
par ordinateur est d'ailleurs régie
par plusieurs types de synchronisation.
Elles permettent de faire fonctionner
tout un ensemble de périphériques
au rythme d'un découpage du temps.
Explications.
Pour
qu'un bruitage s'associe à une
image, qu'un synthétiseur réponde
présent au moment souhaité,
ou que plusieurs magnétophones
démarrent en même temps
au centième de seconde près,
à n'importe quel endroit du morceau,
le principe de la synchronisation associe
un maître et un ou plusieurs esclave(s).
La plus simple à mettre en ouevre
est sans doute la synchro " FSK
" (Frequency Shift Keying). La
première en date qui pouvait
associer le MIDI avec un magnétophone
à bandes. Le principe est très
simple et est encore actuellement utilisé
par toutes les méthodes de transport
d'informations numériques sur
grandes distances (Internet, Minitel).
Il s'agit de coder les valeurs binaires
0 et les 1 sous la forme de deux fréquences
audio (environ 1200 et 2400 kHz. Pour
la musique, cette technique permet d'indiquer
un point de départ, permettant
de faire démarrer un séquenceur
MIDI dès réception du
signal préalablement " couché
" sur l'une des pistes du magnéto.
De façon pratique, il fallait
réserver l'une des piste du magnéto,
activer l'enregistrement sur cette piste
et lancer la lecture du signal (un son
est similaire à celui que fait
votre modem dès la connexion)
après avoir validé la
" Tape Sync " à partir
d'un séquenceur, boîtes
à rythmes ou boîtier de
synchronisation. Une fois la durée
du morceau écoulé, le
magnétophone devenait un périphérique
" maître ". Inconvénient
majeur : dès la synchro lancée,
impossible d'arrêter et de reprendre
l'enregistrement en cours de route.
D'autre part, le tempo devait être
définie à l 'avance (à
moins de faire varier la vitesse du
magnéto). Ceci pour la bonne
raison qu'aucune information de temps
n'était inscrit sur la bande.
Ce
n'est pas le cas de la synchro SMPTE
(prononcez " simpti " dans
les soirées branchées),
acronyme de " Society of Motion
Picture and Television Engineers "
(pour les soirées très
branchées !). En effet, une des
pistes inclus une " référence
temporelle ". Une indication de
temps comprenant l'heure, les minutes,
les secondes et les fractions de secondes
(1/30 par exemple). Une somme de renseignements
inscrite en continu sur la bande, permettant
à tout périphériques
esclaves de trouver un repère
quelque soit la position du morceau.
Enfin,
la norme MIDI comprend sa propre horloge
de synchronisation. Le battement du
métronome originel est ici un
découpage de la noire en 24 impulsions.
Mais le MIDI comprend également
bien d'autres messages permettant aussi
de déclencher une action (lecture,
pause, enregistrement, initialisation...)
à partir d'un appareil "
maître " vers un appareil
" esclave ". La référence
temporelle est gérée par
les " SPP " ou " Song
Position Pointers ". Un code permettant
de comptabiliser et de numéroter
des " paquets " de six impulsions
d'horloge MIDI (souvenez vous, celles
à 24 impulsions à la noire)
et ceci quel que soit le tempo adopté.
Il y a donc quatre codes SPP envoyés
par valeur de note noire, ce qui est
équivalent à une résolution
du SPP à la double-croche. Le
" Song Position Pointers "
est par conséquent (et plus simplement
!) un moyen de calculer en double croche,
le temps écoulé depuis
le début du morceau. En résumé,
une information essentielle pour tous
le réseau musical MIDI qui compose
un studio.
Et
puisque le SMPTE et le MIDI possèdent
tous deux une référence
temporelle, aucun problème pour
relier deux appareils avec ces deux
différentes normes pour causer
musique (en mesure !). C'est le cas
de la post-production où cohabitent
synthétiseurs, ordinateurs et
lecteur / enregistreur vidéo.
Récemment l'Adat est en passe
de tirer son épingle du jeu.L'utilisation
courante des magnétophones multipistes
à technologie numérique
ADAT dans les milieux professionnels
(Alesis, Akaï, Fostex, Emu, Otari,
Tascam...) a en effet largement favoriser
l'émergence d'autres périphériques
(cartes et interfaces), permettant une
relation directe avec les ordinateurs
(et logiciels), échantilloneurs,
effets... Un rêve devenu réalité
: tout un environnement musical mené
avec précision à la baguette,
avec la qualité et les avantages
du numérique.
Laurent
HAVETTE
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