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Le séquenceur

L’application la plus répandue dans la musique assistée par ordinateur (MAO) est sans aucun doute le séquenceur.

Le séquencer enregistre (puis reproduit) des codes MIDI décrivant le jeu du musicien sur un clavier ou autres périphériques de commande. Depuis le milieu des années 80, date d’apparition de l’ Atari 520 ST équipé en standard de deux prises MIDI, et de la disponibilité des fameux logiciels Pro 24 de Steinberg et Creator de C-lab, son utilisation dans le monde musical est aussi commune que celle du traitement de texte dans les foyers et les entreprises.

Le séquenceur, que nous aborderons ici sous sa forme de programme informatique (software) se présente sous trois principaux aspects. Le premier est un boîtier externe réunissant toutes les outils nécessaires à l’enregistrement et la restitution d’événements MIDI ; d’une façon générale : une petite fenêtre d’affichage, un lecteur de disquettes, des boutons de contrôle similaires aux magnétophones (lecture, enregistrement, avance et retour rapides, pause) et une interface MIDI intégré. Ce type d’appareil, souvent utilisé par les professionnels, est surtout destiné aux productions musicales nécessitant une mise en place rapide dans un espace restreint : concerts et démonstrations notamment.

Le deuxième type de séquenceur est un logicel intégré sur certains synthétiseurs, workstations*, expandeurs*, et pianos numériques. Comme les boîtiers externes, ils sont capables de gérer des événements MIDI et de les sauvegarder dans un format propriétaire à l’instrument ou standard MIDI, pour une exploitation ultérieure sur d’autres matériels. La capacité et la puissance de ces sequenceurs « embarqués » sont dédiés à la lecture de midifles* et l’enregistrement d’arrangements simples (par exemple : piano – basse- batterie). Ils sont toutefois limités par les interfaces de l’instrument, qui sont à l’origine faites pour jouer et non pour programmer, mixer et gérer des dizaines de pistes indépendantes.



Le séquenceur est devenu pour les musiciens, un logiciel aussi commun que le traitement de texte

Ce n’est bien entendu pas le cas des logiciels de séquence qui fonctionnent sur les trois plate formes utilisées actuellement : Macintosh, PC et l’Atari*. Ces programmes tirent en effet pleinement profit des  de leurs capacités afin d’offrir aux musiciens une interface conviviale, ressemblant de plus en plus à la réalité du studio d’enregistrement, le tout dans un espace réduit. La puissance des processeurs en constante évolution, les périphériques (souris, imprimantes, moniteurs), les unités de sauvegarde rapides et de taille de plus en plus «respectables» pour la musique (sachant qu’il faut environ 5 méga-octets par minute de son de qualité CD) font aujourd’hui de l’ordinateur, le cœur d’un réseau dédié à la création musicale.

[* L’Atari est la bonne affaire du moment pour s’initier aux joies du home-studio MIDI. Il est disponible sur le marché de l’occasion à des prix raisonnables (compter entre 1000 et 2000 francs pour un STE 1040 avec moniteur monochrome – obligatoire pour Cubase. Cette ordinateur, qui n’existe plus à l’heure actuelle, a équipé de nombreux studios d’enregistrements européens durant ces 10 dernières années, et a conservé tout ses atouts pour la musique. Si vous passez à la vitesse supérieure, l’Atari vous servira toujours comme éditeur/gestionnaire de sons pour l’un de vos synthétiseurs par exemple. Ses extensions et périphériques restent cependant limités, rares et donc coûteux.]

Parmi les logiciels les plus connus en France, citons Cubase de Steinberg (Atari, Mac et PC), Cakewalk de Twelve Tone System (PC), Studio Vision d’Opcode (Mac) et Logic Audio & Notator de Emagic (Atari, Mac et PC), disponibles dans de nombreuses versions, à des prix variant de 800 à 6000 Francs environ. Les logiciels les plus chers intègrent des capacités d’enregistrement et de gestion audio (multipiste, effets, équalisation) que nous détailleront dans les prochains numéros.

Le principe du séquenceur est extrêmement simple : superposer des enregistrements (comme des calques) en les affectant à des sons (MIDI et audio). Parmi les logiciels cités ci-dessus, la fenêtre principale d’un séquenceur présente le même aspect général dans de nombreux logiciels, et comprend :

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-          Une barre de transport rassemblant les touches de fonction standards : lecture, enregistrement, avance et retour rapide, et pause.

-          Un compteur en mesures et en secondes

-          Deux « locators » qui délimitent votre espace de travail en mesures : un point de départ (locator gauche / from) et d’arrivée (locator droit / to)

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-          un témoin visuel représentant la tête de lecture, qui défile horizontalement de gauche à droite

-          une partie permettant de lister les pistes et de les affecter à des instruments MIDI ou des sons échantillonnés.

Les enregistrements constituées d’événements MIDI, donc de codes hexadécimaux, sont modifiables à volonté, comme n’importe quel document réalisé sur ordinateur. Ils peuvent ainsi être édités à l’aide de cinq outils principaux :

-          la fenêtre principale, qui autorise les manipulations rapides et globales de pistes (ou de parties de postes)

-           le « piano roll » qui est une représentation graphique des événements MIDI sur un plan horizontal, comparable aux cartons troués des orgues de barbarie. Une représentation d’un clavier facilite la lecture, notamment lorsque plusieurs sons ont été assignés à plusieurs touches.

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-          L’édition d’événements (event list) liste et détaille de façon très précise toutes les actions MIDI (note, durée, pression)

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-          L’édition « Score » permet de visualiser les événements MIDI sous forme de portées et parfois même de tablatures pour guitares.

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-          Le « Drum edit » présente les événements de la piste « batterie » sur une grille spécifique

Les enregistrements audios, associé au séquenceur sous la forme de sons échantillonnés, font l’objet d’un autre type d’édition avec des logiciels dédiés. Leur format également numérique, n’est pas comme l’événement MIDI, le résultat codé d’une action sur un clavier, mais la conversion d’un signal analogique en signal numérique (et inversement).

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